Visiteur, bienvenue sur ce blog. Celui-ci est sans prétention, il n'existe que pour partager quelques bons moments passés sur mon vélo et si possible vous donner envie d'en faire autant. Bonne lecture et revenez quand vous voulez.
6 heures debout. Le ciel est clair... s'est parti. Les préparatifs  avaient eut lieu la veille, donc il ne reste qu'a charger le XFLOW et prendre la route de la Savoie. Quelques 2 heures plus tard je suis a pied d'oeuvre, Feissons sur salins. Une belle ascension m'attend pour atteindre mon objectif "Le Col du Jovet" à 2404m. Le village est encore dans l'ombre, la température ne dépasse pas les 7°c et j'attendrai d'avoir parcouru quelques km et trouver le soleil de l'adret pour enlever une couche. Finalement le beau temps s'installe et s'est avec une agréable température que je passerai ma journée. 3 kms plus loin voila le premier col du parcours 73-1619 pour les initiés et un tintamarre de cloche pour le fêter, les tarentaises sont là. Je grimpe dans la forêt et j'ai hâte de trouver les alpages pour rouler au soleil. Bientôt je franchi le deuxième col "du parchit" et découvre pour la première fois mon objectif très loin, très haut, je devine par un rapide calcul que la pente devrait s'accentuer et les kms qui suivent me donnent raisons mais sans jamais dépassés 11%. Enfin je sors de la forêt et commence a découvrir le panorama fantastique des glaciers de la vanoise j'aurai tout loisirs d'en profiter toute cette journée. Au détour d'un virage une ribambelle de marmottes s'affolent en m'apercevant et je fais une petite pause pour les admirer. Je souffle un peu car le passage des 2000m est toujours une épreuve d'autant plus que ce matin j'étais à 200m. La montée dans les alpages se poursuit dans ces paysages féeriques et les arrêts se font de plus en plus souvent. Je franchis le 3° col sans le remarquer c'est en consultant la carte que je le verrai à l'arrivée au sommet. Sommet qui se rapproche maintenant très vite, le chemin en bon état jusqu'à présent rejoint celui qui monte de Bozel et est très abîmé, creusé d'ornières et boueux. Des engins de chantier sont en effet montés pour réparer et agrandir le refuge du Jovet. Le final qui aurait du être superbe s'est transformé en galère, les ouvriers ont creusé une énorme tranchée sur le sentier d'accès au col et s'est crotté, moi et le vélo, que j'atteins mon objectif.



Pour descendre j'essaie d'éviter ce bourbier en tirant à flancs le long du Dou de Moûtier et rejoindre le sentier de montée un peu plus loin. Mais il me reste encore un col à franchir que, sur le papier, je croyais être une formalité. Il sera plus compliqué que je pensais puisque c'est une véritable descente enduro qui m'attend, quel délice cette descente dans un sentier étroit, très pentu, très technique traversant les myrtillés roussis par l'automne arrivant. C'est après une bonne heure de descente que je rejoins mon point de départ.

Aller la neige tu peux tomber maintenant.








Le Col du grand Pertuis

Pas très courageux ce matin pour se lever, la journée semblait compromise et finalement j'ai chargé mon Xflow pour saint germain les paroisses et j'ai escaladé le col du Grand Pertuis que j'avais déjà gravi ou traversé de tous les cotés mais pas encore par ce coté.
850m de dénivelé pour 8kms avec des pourcentages avoisinant par endroit 18% (passé en poussant le vélo) pour préserver mon coeur vieillissant. 2heures 30 pour y arriver et 3 litres d'eau pour m'abreuver.
Le Mont Jovet se profile à l'horizon, mon objectif pour cette saison un peu écourtée.


Il faut parfois remettre à plus tard ce que l'on ne peut faire le moment prévu

Déjà 2 mois que le pilote s'était fracturé le bassin, la réparation s'était bien passée et si à un moment nous avions pensé reculer le départ, finalement, la forme étant là, nous y avions renoncé et les préparatifs étaient en cours.
Mais la destinée en a décider autrement. Un "rhume du coeur" du pilote nous oblige cette fois à annuler pour l'instant notre voyage.
Nous gardons le moral et ce sera pour plus tard.

Périple en projet pour cet été

Nous préparons notre périple annuel qui nous amènera de Saint Nazaire à Besançon et retour au bercail. Nous emprunterons l'Eurovélo6 pour remonter la Loire jusqu'à Sancerre et bifurquerons à gauche afin de traverser le Morvan et rejoindre Dijon en longeant le canal de Bourgogne. Après une halte chez notre fille pour revoir ma ville natale nous reprendrons le fil du canal jusqu'à la Saône où nous retrouverons l'Eurovélo6. Nous remonterons jusqu'à Besançon en suivant le Doubs et après un repos bien mérité au bord de la piscine chez nos amis de Mamirolles nous mettrons le cap vers le sud et nous traverserons le Jura en remontant la Loue jusqu'à sa source et après avoir retrouver la source de l'Ain c'est cette rivière que nous suivrons pour rejoindre Bourgoin.

Ce sera au total 1260 Kms et 7000m de dénivellé... facile

Pour donner une idée de notre parcours voici les liens:


http://www.visugpx.com/?i=1331489468

http://www.visugpx.com/?i=1331489672

http://www.visugpx.com/?i=1331489723

http://www.visugpx.com/?i=1331489781

http://www.visugpx.com/?i=1331490750

http://www.visugpx.com/?i=1331490823

http://www.visugpx.com/?i=1331490901

http://www.visugpx.com/?i=1331491046

http://www.visugpx.com/?i=1331491142

http://www.visugpx.com/?i=1331491189

http://www.visugpx.com/?i=1331491246

http://www.visugpx.com/?i=1331491298

http://www.visugpx.com/?i=1331491344

http://www.visugpx.com/?i=1331491855

http://www.visugpx.com/?i=1331491893

Un Corse m'a dit....

en montant au col
de la Scalella
Un Corse m'a dit: Ici pour faire une route, nous prenons un "bourricot" et nous le laissons tracer son chemin dans la montagne. Comme il s'économise il trace une route paisible qui va de col en val et de val en col. Lorsque nous n'avons pas de "bourricot" et bien nous prenons un ingénieur...
Et bien nous avons pu le constater nous préférons le "bourricot".


Lorsque nous ouvrons les yeux, ce matin du 4 mai nous découvrons au travers du hublot le cap Corse sous les nuages. Une heure plus tard nous roulons sur la route qui nous emmène hors de Bastia où nous avons débarqué et le soleil à pris le dessus. Il ne nous quittera pratiquement plus pendant tout notre séjour.


Les Îliens à cette heure matinale se rendent à leur travail et nous le font sentir à la manière dont ils nous traitent au volant de leurs 4X4. Nous allons devoir faire très attention pour ne pas finir au fossé tout au long des 1500 Km que nous allons parcourir.
 
Le long de la corniche qui épouse le relief de la côte nous nous habituons doucement à la charge des sacoches pour les uns et la remorque pour les autres. Nous découvrons les tours génoises chargées d'histoire de cette île tant de fois envahie.



la tour de Castellare
Si les habitants s'étaient réfugiés en montagne pour se protéger, de toute évidence ils sont redescendus en bord de mer où les marines se succèdent.
 
Bientôt nous arrivons à notre première étape au camping de Santa Severa, seul ouvert à cette époque et nous devrons nous accommoder de l'état crasseux des sanitaires et qui est inversement proportionnel au tarif de la nuitée. A peine le camp installé, les vélos allégés, nous partons à l'assaut des deux premiers cols de notre périple et très vite nous comprenons que, si les altitudes sont faibles, les dénivelés sont bien là. La route se redresse très vite et nous ne regrettons pas les sacoches et remorques restées au camping. Nous opterons d'ailleurs pour cette formule plusieurs fois au cours du séjour.
Prudemment nous redescendons par une route non asphaltée mais ce sera une des seules car le réseau routier de Corse s'est nettement amélioré depuis quelques années.
Notre première nuit sous la tente commence et la fatigue nous ayant vaincu nous nous endormons très vite.

Le Cap Corse
Réveil matinal, aujourd'hui nous nous rendons au petit port de Barcaggio qui fait face à l'île de la Giraglia, point le plus au nord du Cap Corse.
Nous longeons la côte jusqu'à Marcinaggio d'où nous apercevons les îles de Finocchiarolla et bien plus loin l'île d'Elbe et de Monte Christo. Après un virage à gauche, nous grimpons vers le col de Saint Nicolas avant de redescendre sur le Cap. C'est un peu notre cap nord et c'est toujours émouvant d'arriver à un bout du monde. Donc demi tour pour remonter vers le col de la Serra et le belvédère du moulin Mattei d'où la vue à 360° est véritablement imprenable.

Le moulin Mattei


Depuis le sanctuaire on peut voir le moulin côtoyant les éoliennes plantées sur le Monte di é Cattelle, le passé et le futur. En se penchant un peu, mais pas trop, on peut découvrir le petit port de Centuri que les amateurs de langoustes apprécient énormément. Nous devions y faire étape mais le camping étant fermé nous rentrons sur Santa Severa.
Nous avions monté la tente pour la première fois hier, demain matin nous plierons pour la première fois.

Le réveil sonne à 6h et les muscles endoloris ont du mal à se réveiller. Le démontage et le chargement se passent bien et après le petit déjeuner nous enfourchons nos vélos chargés pour remonter le col de Santa Lucia avant de redécouvrir la côte ouest que nous allons longer jusqu'à Saint Florent. La mer nous offre un spectacle majestueux de couleur et de clarté et chaque virage est plus beau que le précédent.
Au passage nous admirons le village de Nonza, BPF pour les cyclotouristes, sa magnifique église et son bistrot où nous saurons nous rafraîchir à l'Orezza, qui deviendra notre boisson favorite.
Nous arrivons à Saint Florent ayant vaincu un vent de face violent et le dernier col à 76 m aura eu raison de nos dernières forces.

Une bonne nuit réparera les dommages de la journée et demain sera un autre jour. L 'étape commence bien, 100m de route plate, un virage à droite et c'est parti pour une grimpette de 20 km qui va nous voir traverser le "désert des agriates" mais ici, pas de chameaux, pas de dunes mais du maquis, la chaleur y est bien présente et nous serons heureux d'atteindre le bocca di Vezzu. La descente, magnifique, nous mène sur la "Balanina" et sur 20 kms nous devrons redoubler de prudence pour rejoindre l'Île Rousse qui tire son nom de la couleur des rochers qui l'entourent. Nous ne raterons pas le coucher de soleil avant d'aller nous coucher.

Pour rejoindre notre parcours du jour, nous devons réemprunter la "Balanina" mais heureusement calme à cette heure matinale. La suite sera une succession d'ascension et de descente avec au programme, entres autres cols, le Bocca di Baraglia à près de 1100m. Nous gravirons au total 2400m pour 100 kms et visiterons de magnifiques villages dont Belgodère, nous admirerons au passage quelques couleuvres endormies sur la route et nous serons obligés de faire un détour pour les laisser bronzer.

Ah la sortie de l'Île Rousse, quelle galère, une pente à 10% sur 1 km et une circulation infernale. Nous n'avons qu'une hâte arriver à Calvi où nous sommes reçus au camping Paduella qui n'ouvre que le lendemain mais la gérante très gentiment nous autorise à planter notre tente quand même. Après avoir installer notre camp quotidien nous repartons pour une incursion dans les montagnes environnantes et la contemplation de sites exceptionnels comme les "Chaos de Bocca Rezza" qui s'ouvrent sur le cirque de Bonifatu, nous traversons ensuite, Calenzana, départ du fameux GR20 qui traverse la Corse par ses points les plus élevés jusqu'à Conca. Zilia fournisseur d'une eau de grande qualité et nous passons à coté du superbe village d'Aregno avant de redescendre sur Lumio et Calvi. Notre périple se poursuit par la D81 et ses nombreux virages, nous remarquerons les vestiges des mines d'Argentella, le pont sur le Fango, le golfe de Girolata et au loin la punta Scandolla paradis des oiseaux qui sont, ici, protégé. Nous arrivons à Porto et son golfe d'une beauté à couper le souffle. En descendant vers la plage nous traversons une forêt d'Eucalyptus qui embaume les environs. Déjà en ce mois de mai les touristes sont nombreux à embarquer pour une visite des calanche qui bordent le golfe. Le camping qui nous accueille borde le torrent Porto, les emplacements en terrasse sont superbes et le complexe de remise en forme, dont nous n'aurons pas besoin, est superbe. Il est dominé par le Capu d'Orto e Tre Signore.

Nous avions coché ce jour de traversée par la route des Calanche de Piana, mondialement connues, classées au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. En partant de Porto, elles se gagnent à la sueur car la montée est rude et très fréquentée mais la récompense est là dès que l'on franchit la pancarte, cet amas de roches sculptées par l'érosion, les taffoni, est surprenant et fantastique. De plus nous sommes accueillis par les applaudissements d'un groupe de touristes épatés par notre équipage.
le port de Cargèse
Nous prenons notre temps pour nourrir notre cerveau et l'appareil photo de ces belles images avant de quitter cet endroit magique et reprenons notre route en direction de Cargèse et ses deux fameuses églises qui se font face, l'une Grecque et l'autre Latine.  Elles dominent le port et le golfe de Sagone et ses plages de sable fin. C'est sous une chaleur torride que nous terminons cette journée. Ce soir nous dormons au bord du golfe de la Liscia, mauvais choix pour le camping qui se situe en bord de route car nous avons droit, en début de nuit, à un défilé de bolides de retour du rallye de Corse.

Le réveil sera difficile et encore une fois le départ se fait à froid sur une pente sévère pour une boucle de 90km dans l'arrière pays au dessus d'Ajaccio. Le temps est maussade pour la première fois et nous devrons utiliser nos impers pour finir le premier col sous la pluie. Mais ici le temps change très vite et quelques vingt minutes plus tard le soleil brille de nouveau. A notre retour l'après midi nous assisterons au spectacle de la mer en colère dans le golfe.

Aujourd'hui nous rejoignons Ajaccio avec une seule idée en tête, 3 jours de repos. Monika arrive au but qu'elle s'était fixé et la suite est trop escarpée pour elle, c'est au volant d'une voiture qu'elle m'accompagnera et me soulagera de la remorque que je tirais depuis Bastia. En effet déjà 800 km de parcourus et quelques 12000 m de dénivelé, la fatigue se fait sentir nous allons pouvoir nous ressourcer. Nous en profitons pour visiter la ville et les environs. C'est une ville embouteillée que nous découvrons, les files de voitures sont impressionnantes et il est préférable de circuler à pied. Napoléon est présent un peu partout, la maison Bonaparte qui l'a vu naître, la place du diamant et sa statue avec ses frères, la chapelle impériale etc. Les îles Sanguinaires sont plus calmes et sont incontournables. Nous en profitons pour nous régaler "chez Pech" d'un poisson inconnu de nous, le Pagre, dont la chair est fine et gustative.
Monte D'Oro 2389m
Mais le temps passe vite et il me faut repartir à l'assaut des cols qui vont me ramener sur la côte est. Pour cela je prend la direction de Bastelica en passant par les gorges du Prunelli. J'arrive dans la région des hauts sommets Corse, le GR20 n'est pas loin, les stations de ski non plus. Moi ma destinée passe par le col de  Scallella qui culmine à 1193 m seulement mais en partant du niveau de la mer, c'est une difficile ascension. Superbe panorama au sommet sur le Monte d'Oro. La descente doit se faire prudemment, la route est étroite et bien souvent encombrée par les cochons et les vaches qui cherchent leur nourriture sur le bas côté. La route me ramène dans la vallée sur la route qui va d'Ajaccio à Corte avant de remonter sur le magnifique village de Vero et le col de Tartavello, je pénètre ensuite dans la vallée du Cruzzini, ruisseau dont les eaux sont d'une limpidité et d'une transparence ahurissante.

Muna
Les villages que je traverse ensuite semblent tous somnoler sous la chaleur mais le calme s'apparente avec sérénité et vivre ici doit demander une grande force de caractère. L'itinéraire m' amène à Vico qui tranche avec les précédents villages, Vico est vivant, les habitants sont dans les rues, les commerces sont nombreux et le village est très beau, profitons en car je découvre le profil de la montée de demain. Elle me fait peur.

je décide de partir tôt car la journée va être longue. D'abord 14% d'entrée pour monter au col de Sevi, une montée épuisante mais qui n'est que le hors d'oeuvre de la journée car je grimpe au point culminant de ce circuit, le col de Vergio à 1467 m. j'arrive dans le domaine des forêts de pins Laricio qui peuplent de magnifiques forêts. La montée est très régulière et l'altitude amène une fraîcheur agréable mais le vent violent au sommet m'oblige à bien me couvrir et je ne peux pas m'attarder pour contempler à ma guise les hauts sommets environnants.

la Scala di santa Regina
La descente, sur une route superbe, se fait à vive allure jusqu'à Calacuccia qui domine le lac de barrage sur le Golo et ouvre la porte sur la Scala di santa Regina, féerie de roches sur plus de 15 km. Je me sens tout petits aux côtés de ces montagnes rocheuses. Chaque rocher semble avoir été sculpté de la main de l'homme et il est plaisant d'interpréter les formes à sa guise, c'est presqu'à regret que je quitte cette vallée pour rejoindre Corte. L'étape a été longue et je fais une petite sieste à l'ombre après avoir monté notre tente. Le climat de Corte est écrasant, humidité et chaleur, c'est dur à supporter.
Corte
Heureusement la Restonica coule à deux pas de notre campement et nous apprécierons de nous rafraîchir dans son lit. Lendemain nous partons pour une visite de la ville, la montée au belvédère est incontournable mais que ces escaliers sont fatiguants. Nous nous promenons dans la ville haute, les chants corses raisonnent un peu partout et nous avons l'impression, ici plus qu'ailleurs d'être dans un pays étranger.
Corte est dominée par les plus beaux sommets de Corse encore enneigés à cette époque c'est magnifique.

Tralonca
Le village de Tralonca est à classer parmi les plus beaux, son église est magnifique et sa fontaine très fraîche.
Je repars pour la plus longue et la plus dure étape qui doit m'amener à Aléria, mais Dieu a sans doute eu pitié de moi car la route menant au col de la Sorba est fermée et j'économise quelques forces qui me serons utiles pour finir cette grande étape. Le camping d'Aléria est magnifiquement situé au bord de la mer et un bon bain effacera les séquelles des efforts de la journée.
La plus pénibles des étapes restera, pour moi, le col de Comiti, d'abord parceque la montée est longue et la route "tournicote" monte et descend et aussi par une impression de déjà vu. L'overdose se rapproche et la fatigue me gagne. Mais il va me falloir encore appuyer sur les pédales 2 jours avant de savourer un repos bien mérité.

le couvent Saint Antoine
la Source de Loreto di Casinca
Heureusement la Castaniccia que je traverse aujourd'hui va m'apporter bien du plaisir, Piedicroce d'abord avec sa superbe église, son agent de la poste très sympathique et l'orezza que nous savourerons au bar local, puis La Porta, Giocatojo, le couvent saint Antoine, Loreto di Casinca et sa merveilleuse source sans conteste la meilleure eau que nous ayons bu durant ce mois. Ce soir nous dormons à Bastia, nous montons la tente pour la dernière fois et nous allons profiter de la mer en ayant déjà à l'esprit la fin proche. Je monte sur mon vélo pour une dernière boucle sur les hauteurs de Bastia. Le premier col est dur et il fait déjà très chaud, le vent au sommet est agréable et permet de me refroidir un peu. Une très belle descente vers le village de Murato et son église San Michele et je rejoint Oletta superbe petite ville qui domine le golfe de Saint Florent et départ en deux temps vers l'ultime col de cette randonnée, le col de Teghime escaladé avec une certaine émotion, c'est la fin de ce périple pendant lequel j' aurai parcouru 1500 km et monté 110 cols pour un dénivelé total de 23000m.



Bastia
Le dernier jour sera employé a une visite de Bastia et sa multitude d'église de caractère différent, la ville semble plus calme qu' Ajaccio où nous avions été frappé par l'état d'excitation des automobilistes. Ici la circulation est fluide, dans la ville tout au moins. La place Saint Nicolas est immense et magnifique. Nous arrivons au terme du voyage, il est temps d'embarquer, demain matin nous serons sur le continent mais déjà nous pensons vivement que l'on revienne.

Corse, oh île d'amour

En projet pour le mois de mai 100 cols en Corse du nord. C'est Alain qui est entrain de préparer le parcours. Nous nous commençons à rêver. Vous pouvez visualiser notre parcours en cliquant sur les liens suivants.
Les billets sont dans la poche, nous embarquons sur le Kalliste de la Méridionale à Marseille le 3 Mai à 19h00 et arriverons à Bastia au lever du soleil. Retour par le même navire le 31 Mai à 7h00. Le parcours est  est a peu près fixé et nous devrions parcourir 1358 kms, escalader 24950 m par 129 cols. Monter et démonter la tente 19 fois, donner quelques 640000 coups de pédales.

Le premier secteur
Le deuxième secteur
Le troisième secteur
Le quatrième secteur
Le cinquième secteur
Le sixième secteur
Le septième secteur
Le huitième et dernier secteur

En voilà un de prêt:
 Monika n'a plu qu'a pédaler


L'hôtel est prêt, une petite tente poids plume qui va nous abriter pendant notre périple


la T3 Ultra light de décat

ça y est, le matériel est emballé, il n'y a plus qu'a embarqué:


nous voici fin prêt après un dernier essai sur la piste cyclable de Groslée


Lundi 2 Mai départ pour Marseille et embarquement Mardi sur le Kalliste à destination de Bastia. Mercredi  premier coup de pédales en direction du Cap Corse. Rendez-vous dans un mois pour le compte rendu avec les photos bien sur.





















Petit matin frais à Sestriere

Il fait froid ce matin à Sestriere, le temps n'a pas été très beau en ce début septembre et nous guettions la météo qui nous offrirais une fenêtre de tir pour glaner quelques cols à plus de 2000m, tout en priant que la neige ne vienne pas s'inviter et contrarier définitivement notre projet. 

Elle n'est pas venue mais c'était juste. Le ciel est bleu "nuit" puisque le jour est à peine levé lorsque nous enfourchons nos vélos. Nous avons fait le choix de partir de Sestriere et notre périple commence par une longue descente dans la vallée "delle Chisone" jusqu'à Pourrières. Le froid nous mort les pieds et les doigts, le cerveau un peu aussi car nous ratons la route de Balboulet et il nous aura fallu 50m pour réaliser que nous venions de dépasser la bifurcation.

Un panneau au départ de la montée nous interpelle, notre italien se réduisant au strict minimum (pasta, pizza, escalope milanaise) nous comprenons que la route est interdite au vélo (entre autre). Nous nous dirigeons vers le seul commerce ouvert à cette heure, la drogheria. Après un buongiorno timide nous tentons de formuler notre question "avec les mains" et la droghiera nous répond sans l'ombre d'une hésitation "si si". C'est donc rassuré que nous attaquons la montée du premier colle du jour "colle delle Finestre" le soleil se lève.
Nous jouissons de ces premiers rayons qui réchauffent nos doigts engourdis et après 3 virages nous tombons la première couche de vêtements. La deuxième n'attendant pas le Cinquième. La montée est plutôt sympathique et le rapetissement du torrent dans le fond de la vallée nous prouve que nous prenons rapidement de l'altitude. La pente s'adoucit, la route qui mène à colle delle Finestre commence à se dessiner et nos doigts vont encore souffrir car elle mène tout droit sur la face nord est qui est encore à l'ombre à cette heure matinale.

Nous atteignons colle delle Finestre, par une route complétement asphaltée, nous en profitons car la suite va nous appliquer un massage des fessiers sur de longs kilomètres. La température avoisine les 3°c et le froid nous empêche de savourer la descente vers le rio d'Usseaux. Nous retrouvons  enfin le soleil et nous devons slalomer pour traverser un troupeau de vaches (et les bouzes qui vont avec) qui viennent juste de donner leur lait. Un patou docile nous regarde passer sans sourciller, il aura deviner notre état d'esprit de non agressivité en ce jour de bonheur. Alain est un peu devant et c'est seul que j'assiste à la naissance d'un veau en pleine montagne, les 2 vachers aidant le petit à se mettre sur ses pattes le spectacle est attendrissant. 

Nous avons dégusté le petit déjeuner, le plat du jour nous attend. Et pour attaquer nous retrouvons notre panneau incompréhensible mais il ne nous détournera pas de notre objectif.
 
La route que nous empruntons est maintenant non asphaltée et nous la suivrons jusqu'au terme de notre randonnée du jour. Nous sommes content de monter car malgré le soleil la température n'évolue que très lentement et le petit vent transperce nos maillots. 


La pente est d'abord sympathique puis au détour d'un virage le pourcentage change brutalement et nous devons nous employer pour voir enfin ce dessiner colle dell' assietta. Nous croisons de nombreux motards qui compatissent à notre effort par un signe amical et aussi en limitant leur vitesse pour ne pas lever la poussière, cette montagne est aride en cette saison et la pluie des derniers jours n'a pas réussi à inverser la situation.




Pour la première fois nous apercevons la vallée de Suze, les paysages sont superbes la luminosité est parfaite, beaucoup de sommets nous sont inconnus et nous aurions apprécié l'aide d'un autochtone pour nous les citer. Mais l'heure avance et nous ne sommes pas encore à mi-parcours après une recharge en sucre nous voilà sur le vélo en route pour testa dell'assietta. Les jambes commencent a se plaindre des efforts successifs et c'est un grand soulagement d'atteindre ce premier point haut. A chaque virage le panorama est différend mais avec une constante "c'est magnifique".

Tout cela est très joli, mais ne remplit pas l'estomac donc après colle di lauson nous décidons de faire notre pose repas. Il n'aura pas risqué de s'avarier dans le sac compte tenu des conditions frisquettes. Nous en prenons notre parti, maintenant nous savons qu'elles ne varieront pas jusqu'à l'arrivée. Une jolie marmotte italienne vient nous saluer, elles sont aussi timides qu'en France. Je regrette de ne pas avoir apporté de quoi boire un petit café, il aurait fait du bien à l'âme. Nous avons déjà eu ce cadeau météo du ciel on ne peut pas demander plus. Et puis pour digérer et nous réchauffer ce qui nous attend après colle blégier y pourvoira!

 
En effet nous voici à mi parcours au pied de monte Genevris et c'est bien entamé que nous arrivons au sommet. Heureusement le reste du parcours est bien plus facile et en majorité descendant et presque arrivé à colle costa piana nous croisons un groupe de cyclistes, les premiers depuis ce matin. Bon courage à eux qui attaquent la montée, notre route est redevenue agréable et bien que la fatigue nous envahi, nous cyclons sur les hauteurs de Sauze d'oulx avec la Meige en fond d'écran. 



Le reste du parcours ne posera aucun problème colle bourget d'abord puis colle basset précèdent la montée finale sur la station de Sestrières. 
 
C'est avec une grande satisfaction et beaucoup de joie que nous nous lançons dans cette ultime descente de la journée qui nous mènera directement au colle Sestrières où la voiture nous attend et ce n'est qu'une fois assis à l'intérieur que nous pourrons nous réchauffer des derniers rayons de soleil. 


Merci à toi Alain, nous avons pu enfin rouler ensemble et cette journée restera un très bon souvenir.