Allo Jean-Jacques, une petite sortie dimanche ça te dis? d'accord qu'est-ce que tu proposes Pierre?
Une petite sortie dans le Vercors, on part du col .......je me souviens plus le nom.
OK mais pas trop dur quand même, je rentre du Périgord noir avec quelques grammes en trop.
Et voilà c'est parti pour les crêtes de la Molière et c'est pas du cinéma.
Une petite route forestière qui nous amène gentiment après 3 petits kilomètres a la maison forestière de Barbuisson. Un chemin s'élève sur la droite pour rejoindre les crêtes, une première transpirée et la fin en poussant le vélo pour un dénivelé de 250m. Ensuite nous suivons les crêtes entre flaques racines et rochers, le temps varie du brouillard au ciel bleu et pour l'instant hésite à basculer d'un côté ou de l'autre.
Nous traversons un champ d'orties hostiles et nous voilà arrivé au Pas de Bellecombe.
Hésitation, les crêtes, a découvrir, ou la prairie connue, très roulante, belle descente et remontée dans les alpages de la Molière? nous choisirons la prairie un vrai régal.
Mais très vite il faut se remettre à l'ouvrage pour rejoindre la col de la Molière ou le soleil commence à nous réchauffé timidement. Ravitaillement des pilotes et c'est parti pour la Sure autre difficulté de la matinée, malheureusement le brouillard s'élève et cache le panorama sur la vallée, nous passons notre chemin.
Après la pose midi et un "encas" sorti du sac une longue descente sur des chemins en très bon état nous dépose sur la prairie de Géve, mais notre enthousiasme de la descente nous a fait rater la bifurcation pour le bec d'Orient et c'est 100m de dénivelé qu'il nous faudra remonter pour retrouver l'itinéraire.
L'ascension vers les crêtes est raide, c'est en grande partie à pied en poussant le vélo que nous arriverons à la Cheminée sous le Bec d'orient que nous laisserons à droite car l'heure tourne et nous avons encore un bout de chemin à parcourir pour boucler notre circuit. Quelques points de vue sur la vallée donnent le vertige tant les "a pic" sont impressionnants, 1000m de falaises, le pont de Tullins semble une maquette.
Nous croisons un petit groupe de marcheurs et un peu plus loin une famille avec enfants chaussés de tennis ce qui nous fait dire que le parking de Naves n'est plus très loin. En effet après une superbe descente entre prairies et escaliers rocheux nous voilà sur la route forestière de Naves où nous atteindrons les 60km/h mais rapidement nous arrivons à Font Scellier et le chemin de la grotte de la Ture. 700m de légère remontée qui brûle les cuisses et une dernière descente Enduro qui nous ravi.
Nous arrivons a Autrans, envions les quelques vététistes attablés à la terrase devant une bonne bière dont nous commençons à rêver, mais les jambes lourdes, il nous reste à remonter au col de la croix Perrin par la route accompagné du trafic de fin de dimanche. Allez dernier effort et un bon demi pression pour savourer cette belle journée de vélo de montagne où nous aurons parcouru 42km et 1300m de D+
Visiteur, bienvenue sur ce blog. Celui-ci est sans prétention, il n'existe que pour partager quelques bons moments passés sur mon vélo et si possible vous donner envie d'en faire autant. Bonne lecture et revenez quand vous voulez.
Pages
A l'assaut du BEAUFORTAIN
BEAUFORT le roi des fromages,
| le Beaufortain |
Avec Pierre, nous sommes allés rencontrer les vaches dans leurs alpages pour les féliciter de nous fournir ce lait si parfumé par la flore de leur montagne.
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| lac de Bozon et le passage de Bozon |
C'est donc à VTT que nous décidons ce mardi 16 juillet de parcourir les 32 kms qui séparent Grand Naves de la Côte d'Aime. Le soleil est déjà haut et chaud lorsque nous enfourchons nos vélos en direction du Quermoz que j'avais déjà gravi a plusieurs reprises mais a ski de randonnée dans le passé.
Le départ sur un bon chemin nous amène, après 500m de dénivelé, au petit lac de Bozon d'où nous pouvons découvrir le sentier "enduro" qui nous ramènera ici dans une petite heure.
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| au passage de Bozon |
| Le lac |
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| Pierre se lance au passage de Bozon |
| au fond la grande Lauzière |
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| a proximité des tufs blancs |
| en montant aux Tufs Blancs |
Enfin nous retrouvons notre itinéraire, difficilement roulant car la neige est encore très présente, Pierre plus costaud que moi arrivera néanmoins à cycler de temps a autre, moi je serai contraint a porter le vélo pour gravir les dernières pentes de ce col duquel nous apercevons pour la première fois la vallée de la Tarentaise dans laquelle nous redescendrons tout a l'heure. Mais pour l'heure c'est le moment d'une pause bien méritée pour recharger les batteries, déjà 3 cols gravis, la moitié du contrat réalisé.
| col des Génisses |
Une petite descente, la première depuis longtemps, nous dépose au pied de la dernière difficulté. Les névés se succèdent et nous forcent à mettre pied a "neige" de temps a autres. Les jambes commencent a être lourdes et les derniers mètres sont laborieux pour finalement atteindre le col de la grande Combe FR-73-2356
| les névés tardifs |
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| le stumpjumper quel vélo! |
Aujourd'hui nous avons franchis 6 cols à plus de 2000m, parcouru 32kms ardus, escaladé 1258m.
6 heures debout. Le ciel est clair... s'est parti. Les préparatifs avaient eut lieu la veille, donc il ne reste qu'a charger le XFLOW et prendre la route de la Savoie. Quelques 2 heures plus tard je suis a pied d'oeuvre, Feissons sur salins. Une belle ascension m'attend pour atteindre mon objectif "Le Col du Jovet" à 2404m. Le village est encore dans l'ombre, la température ne dépasse pas les 7°c et j'attendrai d'avoir parcouru quelques km et trouver le soleil de l'adret pour enlever une couche. Finalement le beau temps s'installe et s'est avec une agréable température que je passerai ma journée. 3 kms plus loin voila le premier col du parcours 73-1619 pour les initiés et un tintamarre de cloche pour le fêter, les tarentaises sont là. Je grimpe dans la forêt et j'ai hâte de trouver les alpages pour rouler au soleil. Bientôt je franchi le deuxième col "du parchit" et découvre pour la première fois mon objectif très loin, très haut, je devine par un rapide calcul que la pente devrait s'accentuer et les kms qui suivent me donnent raisons mais sans jamais dépassés 11%. Enfin je sors de la forêt et commence a découvrir le panorama fantastique des glaciers de la vanoise j'aurai tout loisirs d'en profiter toute cette journée. Au détour d'un virage une ribambelle de marmottes s'affolent en m'apercevant et je fais une petite pause pour les admirer. Je souffle un peu car le passage des 2000m est toujours une épreuve d'autant plus que ce matin j'étais à 200m. La montée dans les alpages se poursuit dans ces paysages féeriques et les arrêts se font de plus en plus souvent. Je franchis le 3° col sans le remarquer c'est en consultant la carte que je le verrai à l'arrivée au sommet. Sommet qui se rapproche maintenant très vite, le chemin en bon état jusqu'à présent rejoint celui qui monte de Bozel et est très abîmé, creusé d'ornières et boueux. Des engins de chantier sont en effet montés pour réparer et agrandir le refuge du Jovet. Le final qui aurait du être superbe s'est transformé en galère, les ouvriers ont creusé une énorme tranchée sur le sentier d'accès au col et s'est crotté, moi et le vélo, que j'atteins mon objectif.
Pour descendre j'essaie d'éviter ce bourbier en tirant à flancs le long du Dou de Moûtier et rejoindre le sentier de montée un peu plus loin. Mais il me reste encore un col à franchir que, sur le papier, je croyais être une formalité. Il sera plus compliqué que je pensais puisque c'est une véritable descente enduro qui m'attend, quel délice cette descente dans un sentier étroit, très pentu, très technique traversant les myrtillés roussis par l'automne arrivant. C'est après une bonne heure de descente que je rejoins mon point de départ.
Aller la neige tu peux tomber maintenant.
Pour descendre j'essaie d'éviter ce bourbier en tirant à flancs le long du Dou de Moûtier et rejoindre le sentier de montée un peu plus loin. Mais il me reste encore un col à franchir que, sur le papier, je croyais être une formalité. Il sera plus compliqué que je pensais puisque c'est une véritable descente enduro qui m'attend, quel délice cette descente dans un sentier étroit, très pentu, très technique traversant les myrtillés roussis par l'automne arrivant. C'est après une bonne heure de descente que je rejoins mon point de départ.
Aller la neige tu peux tomber maintenant.
Le Col du grand Pertuis
Pas très courageux ce matin pour se lever, la journée semblait
compromise et finalement j'ai chargé mon Xflow pour saint germain les
paroisses et j'ai escaladé le col du Grand Pertuis que j'avais déjà
gravi ou traversé de tous les cotés mais pas encore par ce coté.
850m de dénivelé pour 8kms avec des pourcentages avoisinant par endroit 18% (passé en poussant le vélo) pour préserver mon coeur vieillissant. 2heures 30 pour y arriver et 3 litres d'eau pour m'abreuver.
Le Mont Jovet se profile à l'horizon, mon objectif pour cette saison un peu écourtée.
850m de dénivelé pour 8kms avec des pourcentages avoisinant par endroit 18% (passé en poussant le vélo) pour préserver mon coeur vieillissant. 2heures 30 pour y arriver et 3 litres d'eau pour m'abreuver.
Le Mont Jovet se profile à l'horizon, mon objectif pour cette saison un peu écourtée.
Il faut parfois remettre à plus tard ce que l'on ne peut faire le moment prévu
Déjà 2 mois que le pilote s'était fracturé le bassin, la réparation s'était bien passée et si à un moment nous avions pensé reculer le départ, finalement, la forme étant là, nous y avions renoncé et les préparatifs étaient en cours.
Mais la destinée en a décider autrement. Un "rhume du coeur" du pilote nous oblige cette fois à annuler pour l'instant notre voyage.
Nous gardons le moral et ce sera pour plus tard.
Mais la destinée en a décider autrement. Un "rhume du coeur" du pilote nous oblige cette fois à annuler pour l'instant notre voyage.
Nous gardons le moral et ce sera pour plus tard.
Périple en projet pour cet été
Nous préparons notre périple annuel qui nous amènera de Saint Nazaire à Besançon et retour au bercail. Nous emprunterons l'Eurovélo6 pour remonter la Loire jusqu'à Sancerre et bifurquerons à gauche afin de traverser le Morvan et rejoindre Dijon en longeant le canal de Bourgogne. Après une halte chez notre fille pour revoir ma ville natale nous reprendrons le fil du canal jusqu'à la Saône où nous retrouverons l'Eurovélo6. Nous remonterons jusqu'à Besançon en suivant le Doubs et après un repos bien mérité au bord de la piscine chez nos amis de Mamirolles nous mettrons le cap vers le sud et nous traverserons le Jura en remontant la Loue jusqu'à sa source et après avoir retrouver la source de l'Ain c'est cette rivière que nous suivrons pour rejoindre Bourgoin.
Ce sera au total 1260 Kms et 7000m de dénivellé... facile
Pour donner une idée de notre parcours voici les liens:
http://www.visugpx.com/?i=1331489468
http://www.visugpx.com/?i=1331489672
http://www.visugpx.com/?i=1331489723
http://www.visugpx.com/?i=1331489781
http://www.visugpx.com/?i=1331490750
http://www.visugpx.com/?i=1331490823
http://www.visugpx.com/?i=1331490901
http://www.visugpx.com/?i=1331491046
http://www.visugpx.com/?i=1331491142
http://www.visugpx.com/?i=1331491189
http://www.visugpx.com/?i=1331491246
http://www.visugpx.com/?i=1331491298
http://www.visugpx.com/?i=1331491344
http://www.visugpx.com/?i=1331491855
http://www.visugpx.com/?i=1331491893
Ce sera au total 1260 Kms et 7000m de dénivellé... facile
Pour donner une idée de notre parcours voici les liens:
http://www.visugpx.com/?i=1331489468
http://www.visugpx.com/?i=1331489672
http://www.visugpx.com/?i=1331489723
http://www.visugpx.com/?i=1331489781
http://www.visugpx.com/?i=1331490750
http://www.visugpx.com/?i=1331490823
http://www.visugpx.com/?i=1331490901
http://www.visugpx.com/?i=1331491046
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http://www.visugpx.com/?i=1331491855
http://www.visugpx.com/?i=1331491893
Un Corse m'a dit....
| en montant au col de la Scalella |
Un Corse m'a dit: Ici pour faire une route, nous prenons un "bourricot" et nous le laissons tracer son chemin dans la montagne. Comme il s'économise il trace une route paisible qui va de col en val et de val en col. Lorsque nous n'avons pas de "bourricot" et bien nous prenons un ingénieur...
Et bien nous avons pu le constater nous préférons le "bourricot".
Lorsque nous ouvrons les yeux, ce matin du 4 mai nous découvrons au travers du hublot le cap Corse sous les nuages. Une heure plus tard nous roulons sur la route qui nous emmène hors de Bastia où nous avons débarqué et le soleil à pris le dessus. Il ne nous quittera pratiquement plus pendant tout notre séjour.
Les Îliens à cette heure matinale se rendent à leur travail et nous le font sentir à la manière dont ils nous traitent au volant de leurs 4X4. Nous allons devoir faire très attention pour ne pas finir au fossé tout au long des 1500 Km que nous allons parcourir.
Le long de la corniche qui épouse le relief de la côte nous nous habituons doucement à la charge des sacoches pour les uns et la remorque pour les autres. Nous découvrons les tours génoises chargées d'histoire de cette île tant de fois envahie.
| la tour de Castellare |
Bientôt nous arrivons à notre première étape au camping de Santa Severa, seul ouvert à cette époque et nous devrons nous accommoder de l'état crasseux des sanitaires et qui est inversement proportionnel au tarif de la nuitée. A peine le camp installé, les vélos allégés, nous partons à l'assaut des deux premiers cols de notre périple et très vite nous comprenons que, si les altitudes sont faibles, les dénivelés sont bien là. La route se redresse très vite et nous ne regrettons pas les sacoches et remorques restées au camping. Nous opterons d'ailleurs pour cette formule plusieurs fois au cours du séjour.
Prudemment nous redescendons par une route non asphaltée mais ce sera une des seules car le réseau routier de Corse s'est nettement amélioré depuis quelques années.
Notre première nuit sous la tente commence et la fatigue nous ayant vaincu nous nous endormons très vite.
| Le Cap Corse |
Nous longeons la côte jusqu'à Marcinaggio d'où nous apercevons les îles de Finocchiarolla et bien plus loin l'île d'Elbe et de Monte Christo. Après un virage à gauche, nous grimpons vers le col de Saint Nicolas avant de redescendre sur le Cap. C'est un peu notre cap nord et c'est toujours émouvant d'arriver à un bout du monde. Donc demi tour pour remonter vers le col de la Serra et le belvédère du moulin Mattei d'où la vue à 360° est véritablement imprenable.
| Le moulin Mattei |
Depuis le sanctuaire on peut voir le moulin côtoyant les éoliennes plantées sur le Monte di é Cattelle, le passé et le futur. En se penchant un peu, mais pas trop, on peut découvrir le petit port de Centuri que les amateurs de langoustes apprécient énormément. Nous devions y faire étape mais le camping étant fermé nous rentrons sur Santa Severa.
Nous avions monté la tente pour la première fois hier, demain matin nous plierons pour la première fois.
Le réveil sonne à 6h et les muscles endoloris ont du mal à se réveiller. Le démontage et le chargement se passent bien et après le petit déjeuner nous enfourchons nos vélos chargés pour remonter le col de Santa Lucia avant de redécouvrir la côte ouest que nous allons longer jusqu'à Saint Florent. La mer nous offre un spectacle majestueux de couleur et de clarté et chaque virage est plus beau que le précédent.
Au passage nous admirons le village de Nonza, BPF pour les cyclotouristes, sa magnifique église et son bistrot où nous saurons nous rafraîchir à l'Orezza, qui deviendra notre boisson favorite.
Nous arrivons à Saint Florent ayant vaincu un vent de face violent et le dernier col à 76 m aura eu raison de nos dernières forces.
Une bonne nuit réparera les dommages de la journée et demain sera un autre jour. L 'étape commence bien, 100m de route plate, un virage à droite et c'est parti pour une grimpette de 20 km qui va nous voir traverser le "désert des agriates" mais ici, pas de chameaux, pas de dunes mais du maquis, la chaleur y est bien présente et nous serons heureux d'atteindre le bocca di Vezzu. La descente, magnifique, nous mène sur la "Balanina" et sur 20 kms nous devrons redoubler de prudence pour rejoindre l'Île Rousse qui tire son nom de la couleur des rochers qui l'entourent. Nous ne raterons pas le coucher de soleil avant d'aller nous coucher.
Pour rejoindre notre parcours du jour, nous devons réemprunter la "Balanina" mais heureusement calme à cette heure matinale. La suite sera une succession d'ascension et de descente avec au programme, entres autres cols, le Bocca di Baraglia à près de 1100m. Nous gravirons au total 2400m pour 100 kms et visiterons de magnifiques villages dont Belgodère, nous admirerons au passage quelques couleuvres endormies sur la route et nous serons obligés de faire un détour pour les laisser bronzer.
Ah la sortie de l'Île Rousse, quelle galère, une pente à 10% sur 1 km et une circulation infernale. Nous n'avons qu'une hâte arriver à Calvi où nous sommes reçus au camping Paduella qui n'ouvre que le lendemain mais la gérante très gentiment nous autorise à planter notre tente quand même. Après avoir installer notre camp quotidien nous repartons pour une incursion dans les montagnes environnantes et la contemplation de sites exceptionnels comme les "Chaos de Bocca Rezza" qui s'ouvrent sur le cirque de Bonifatu, nous traversons ensuite, Calenzana, départ du fameux GR20 qui traverse la Corse par ses points les plus élevés jusqu'à Conca. Zilia fournisseur d'une eau de grande qualité et nous passons à coté du superbe village d'Aregno avant de redescendre sur Lumio et Calvi. Notre périple se poursuit par la D81 et ses nombreux virages, nous remarquerons les vestiges des mines d'Argentella, le pont sur le Fango, le golfe de Girolata et au loin la punta Scandolla paradis des oiseaux qui sont, ici, protégé. Nous arrivons à Porto et son golfe d'une beauté à couper le souffle. En descendant vers la plage nous traversons une forêt d'Eucalyptus qui embaume les environs. Déjà en ce mois de mai les touristes sont nombreux à embarquer pour une visite des calanche qui bordent le golfe. Le camping qui nous accueille borde le torrent Porto, les emplacements en terrasse sont superbes et le complexe de remise en forme, dont nous n'aurons pas besoin, est superbe. Il est dominé par le Capu d'Orto e Tre Signore.
Nous avions coché ce jour de traversée par la route des Calanche de Piana, mondialement connues, classées au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. En partant de Porto, elles se gagnent à la sueur car la montée est rude et très fréquentée mais la récompense est là dès que l'on franchit la pancarte, cet amas de roches sculptées par l'érosion, les taffoni, est surprenant et fantastique. De plus nous sommes accueillis par les applaudissements d'un groupe de touristes épatés par notre équipage.
| le port de Cargèse |
Le réveil sera difficile et encore une fois le départ se fait à froid sur une pente sévère pour une boucle de 90km dans l'arrière pays au dessus d'Ajaccio. Le temps est maussade pour la première fois et nous devrons utiliser nos impers pour finir le premier col sous la pluie. Mais ici le temps change très vite et quelques vingt minutes plus tard le soleil brille de nouveau. A notre retour l'après midi nous assisterons au spectacle de la mer en colère dans le golfe.
Aujourd'hui nous rejoignons Ajaccio avec une seule idée en tête, 3 jours de repos. Monika arrive au but qu'elle s'était fixé et la suite est trop escarpée pour elle, c'est au volant d'une voiture qu'elle m'accompagnera et me soulagera de la remorque que je tirais depuis Bastia. En effet déjà 800 km de parcourus et quelques 12000 m de dénivelé, la fatigue se fait sentir nous allons pouvoir nous ressourcer. Nous en profitons pour visiter la ville et les environs. C'est une ville embouteillée que nous découvrons, les files de voitures sont impressionnantes et il est préférable de circuler à pied. Napoléon est présent un peu partout, la maison Bonaparte qui l'a vu naître, la place du diamant et sa statue avec ses frères, la chapelle impériale etc. Les îles Sanguinaires sont plus calmes et sont incontournables. Nous en profitons pour nous régaler "chez Pech" d'un poisson inconnu de nous, le Pagre, dont la chair est fine et gustative.
| Monte D'Oro 2389m |
| Muna |
je décide de partir tôt car la journée va être longue. D'abord 14% d'entrée pour monter au col de Sevi, une montée épuisante mais qui n'est que le hors d'oeuvre de la journée car je grimpe au point culminant de ce circuit, le col de Vergio à 1467 m. j'arrive dans le domaine des forêts de pins Laricio qui peuplent de magnifiques forêts. La montée est très régulière et l'altitude amène une fraîcheur agréable mais le vent violent au sommet m'oblige à bien me couvrir et je ne peux pas m'attarder pour contempler à ma guise les hauts sommets environnants.
| la Scala di santa Regina |
| Corte |
Corte est dominée par les plus beaux sommets de Corse encore enneigés à cette époque c'est magnifique.
| Tralonca |
Je repars pour la plus longue et la plus dure étape qui doit m'amener à Aléria, mais Dieu a sans doute eu pitié de moi car la route menant au col de la Sorba est fermée et j'économise quelques forces qui me serons utiles pour finir cette grande étape. Le camping d'Aléria est magnifiquement situé au bord de la mer et un bon bain effacera les séquelles des efforts de la journée.
La plus pénibles des étapes restera, pour moi, le col de Comiti, d'abord parceque la montée est longue et la route "tournicote" monte et descend et aussi par une impression de déjà vu. L'overdose se rapproche et la fatigue me gagne. Mais il va me falloir encore appuyer sur les pédales 2 jours avant de savourer un repos bien mérité.
| le couvent Saint Antoine |
| la Source de Loreto di Casinca |
| Bastia |
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